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mardi 12 août 2014

Psi-Changeling Tome 9 : Passions Exaltées de Nalini Singh

https://issuu.com/bragelonne/docs/106-psi9/1?e=1084311/8878543 

Le lieutenant Indigo Rivière ne permet pas facilement les privilèges du contact rapproché, en particulier ceux du genre charnels - et la dernière personne pour laquelle elle s’attend à avoir du désir sensuel est l’homme le plus méchamment ludique de la tanière.









Cliquez sur la couverture pour lire les premières pages.






Dans sa position de suiveur pour le pack SnowDancer, c’est à Andrew Kincaid
que revient la charge de freiner les changelings voyous ayant perdu le contrôle de leur moitié animale, même si cela signifie tuer ceux qui sont allés trop loin. Mais rien dans sa vie ne l’a préparé pour la bataille, qu’il faut maintenant mener pour gagner le cœur d’une femme qui fait s’enflammer son corps... et qui menace d’asservir son loup.

Le lieutenant Indigo Rivière ne permet pas facilement les privilèges du contact rapproché, en particulier ceux du genre charnels - et la dernière personne pour laquelle elle s’attend à avoir du désir sensuel est l’homme le plus méchamment ludique de la tanière. Tout ce qu’elle sait sur lui la pousse à se retirer avant que les flammes ne les brûlent en cendres tous les deux... mais c’est sans compter sur la volonté de Drew.

Maintenant, c’est au tour à deux des loups les plus tenaces des SnowDancer de se retrouver à jouer avec le feu, jeu sexy, malgré le danger de mort qui hante l’endroit même où ils vivent...






J'ai trouvé ce 9ème opus nettement meilleur que le précédent qui m'avait déçue et qui me faisait craindre quant à la suite de cette série. Peut-être aussi que je préfère les Snow Dancer qui n'étaient pas présent pour le 8ème tome. Là j'ai été servi en matière de loups.

Cependant le livre est pour moi inégal.

J'ai trouvé qu'après un bon début, rapide comme je les aime, le soufflet retombait un peu et il n'est repartit qu'après une bonne centaine de pages.

Donc ma lecture est assez inégale. Mais j'ai beaucoup aimé le couple principal et que dire de Hawke et Sienna dont j'attends le tome impatiemment. Il s'agit du dixième tome. Je n'ai qu'un mot : enfin !



Une lecture plaisante !



Embarrassée, Sienna se lissa les cheveux, craignant que Drew l’ait décoiffée.

— Je ne voulais pas vous interrompre, dit-elle d’une voix tendue et mal assurée.

Elle avait beau être un modèle de sang-froid avec tous les autres – à tel point que plus d’un loup de la tanière l’avait taxée de « vieille âme » –, il suffisait qu’elle se retrouve face à Hawke pour perdre ses moyens.

Il se leva, séparé d’elle par son bureau.

— On avait terminé.

Il scruta son visage de ses yeux bleu glacier… en particulier ses joues, qu’elle savait être couvertes de taches de rousseur vu le temps qu’elle passait dehors.

— J’ignorais que toi et Drew étiez proches.

C’était une question déguisée.

Elle lutta contre l’envie pressante de cacher ses joues qu’il regardait toujours et haussa les épaules, un réflexe typiquement humain ou changeling qu’elle avait adopté après avoir vécu près de trois ans à l’extérieur du Net. Fut un temps, elle n’aurait pas répondu à la question implicite de Hawke et aurait attendu qu’il la formule clairement. Mais fut un temps, elle avait été Silencieuse, ses émotions pareilles à de la glace… pas à un feu qui la terrifiait.

— Comme sa sœur est unie à mon oncle, Drew estime que ça lui donne le droit de me considérer comme un membre de sa famille, dit-elle, se concentrant sur un point derrière l’épaule de Hawke pour tenter de retrouver sa stabilité.

Elle avait beau être une Psi cardinale à la puissance psychique colossale, elle ne comprenait toujours pas comment Drew s’y était pris pour se glisser sous ses défenses et se faire une place dans sa vie. Elle savait juste qu’il lui manquerait terriblement s’il en sortait.

— Mais il dit qu’il n’est pas assez vieux pour être un oncle et a décidé de me traiter comme une autre petite sœur, dit-elle, agacée par sa voix fluette.

La plupart des gens auraient levé les yeux au ciel face à un raisonnement aussi alambiqué, mais Hawke se contenta de hocher la tête comme si c’était parfaitement logique. Bien sûr, ça l’était sans doute pour lui. Pour tous les changelings prédateurs qu’elle connaissait, la famille était sacrée ; et elle devait admettre que c’était… agréable de recevoir une telle affection de ceux en qui elle avait confiance. Drew avait conscience qu’elle était puissante et pouvait causer de terribles dégâts, et pourtant il continuait à la taquiner sans pitié, comme il le faisait avec sa vraie sœur, Brenna.

Il arrivait même que Sienna le taquine à son tour. Elle appelait ça de l’autodéfense.

— Tu souhaites que je te donne la permission de retourner sur le territoire de DarkRiver ? demanda Hawke.

Sa voix était aussi froide que celle de Drew avait été chaleureuse, et elle réduisit à néant le peu de stabilité que Sienna était parvenue à retrouver. Mais elle se ressaisit en se remémorant ce que Sascha lui avait dit la dernière fois qu’elle avait passé la nuit chez cette femme qui avait elle aussi déserté le PsiNet… et qui était une empathe capable de cerner et guérir les blessures émotionnelles.

« Personne ne peut te prendre ce que tu n’as pas envie de donner. Ce choix t’appartient. »

Raidissant la colonne vertébrale, elle songea qu’elle ne laisserait pas son étrange attirance pour un homme qui n’était pas intéressé et ne le serait jamais la briser.

— Je voulais te remercier de m’avoir laissée passer autant de temps avec les félins, dit-elle, gardant ses émotions instables sous contrôle en récitant un mantra apaisant qu’elle avait appris dans le cadre de son conditionnement sur le PsiNet.

Hawke se décida enfin à contourner le bureau qui dressait chaque fois un mur infranchissable entre eux, et tout bascula en un éclair. Les boucliers de Sienna en furent ébranlés.

— Ça t’a aidée ? demanda-t-il.

— Oui. (Elle ne craquerait pas, pas ce jour-là.) Je contrôle bien mieux mes aptitudes.

Parce qu’il n’était pas là sans arrêt pour démolir ses défenses par sa seule présence.

— Sascha et Faith m’ont aidée à parfaire et renforcer mes boucliers.

— Faith ?

— Il n’y a pas plus solide que les boucliers des C-Psis, dit-elle, se référant à l’aptitude de Faith à voir le futur. Et Faith a modifié les siens afin d’optimiser leur efficacité.

Pour un temps, ces mêmes boucliers offriraient à Sienna un semblant de répit.

Mais ce jour-là, son cœur cognait contre ses côtes comme celui d’un lapin pris au piège, sa peau soudain tendue sur sa chair brûlante.

Hawke tendit la main et toucha le haut de sa pommette droite. Il l’avait à peine effleurée… mais c’était la première fois qu’il la touchait depuis plus d’un an. Des fissures cruelles se formèrent sur ses boucliers et menacèrent de la faire basculer dans le gouffre obscur de la puissance du loup.

Tremblante, elle recula.

— Ne me touche pas, s’il te plaît, s’étrangla-t-elle.

À cet ordre à peine audible de Sienna, Hawke serra le poing et son loup se mit à gronder pour sortir, pour apprendre à cette frêle jeune fille qu’il ne tolérerait pas qu’elle le rejette.

— Tu as une coupure, là.

Elle porta les doigts à sa joue couverte de taches de rousseur dorées qu’elle n’avait pas eues la dernière fois qu’ils s’étaient parlé.

— Oh, dit-elle au bout d’un moment, ça a dû arriver quand j’étais avec Kit hier.

Le loup de Hawke retroussa les babines, découvrant ses canines au tranchant meurtrier. Kit était extrêmement dominant, et jeune, très proche de Sienna en âge. Ça ne voulait pas dire qu’il était celui qu’il lui fallait.

— Il t’a fait du mal ? demanda-t-il sur un ton glacial, son loup figé dans l’immobilité du prédateur.

Sienna écarquilla les yeux.

— Non. Je courais sans regarder où j’allais en revenant d’une session d’entraînement, et j’ai trébuché. (Elle lui lança un regard gêné.) Je n’aurai jamais la grâce d’un changeling.

Hawke ne commenta pas, l’esprit saturé d’images du jeune léopard la touchant et riant avec elle tandis qu’il l’aidait à se relever.

— Combien de temps encore comptes-tu rester à la tanière ?

Il s’était opposé à ce qu’elle aille à DarkRiver, mais il ne pouvait pas nier qu’elle était bien plus équilibrée qu’avant.

— Encore un peu. Toby me manque tellement quand je suis avec les félins, dit-elle, se référant au petit frère qu’elle aimait d’un amour intense qui rappelait la nature des loups. Je veux aussi aborder avec Judd certaines questions concernant mes aptitudes. Mais plus tard ce mois-ci, je partirai en randonnée avec Kit et quelques autres soldats novices de DarkRiver.

— N’oublie pas d’aller voir Indigo afin qu’elle aménage ton emploi du temps. (Le loup de Hawke grattait sous sa peau, et il commençait à voir trouble.) Et reste en dehors de mon chemin pendant que tu seras ici, ordonna-t-il, la voix tranchante comme une lame acérée.

Sienna blêmit, les lèvres crispées de fureur.

— Ne t’inquiète pas. Ce n’est pas pour te voir que je suis revenue.



L'extrait :
Indigo leva la tête après avoir accepté l’offre de Riaz, s’attendant à croiser le regard furieux de Drew, mais il avait disparu dans la foule de leurs compagnons de meute sortis assister à sa course contre Riaz. Elle sentit un poids peser sur son estomac, comme s’il était rempli de pierres. Même si elle était sûre d’avoir pris la bonne décision.

L’étincelle qui avait jailli entre elle et Drew n’aurait pas fait long feu… et surtout, ils auraient souffert tous les deux. Mieux valait l’étouffer dans l’œuf et se concentrer sur une relation qui avait du potentiel. Sauf qu’elle se surprit à chercher de nouveau Drew des yeux tandis que sa louve allait et venait dans son esprit.

Aucun signe de lui.

À cet instant-là, elle sut qu’il ne glisserait plus jamais de mot sous sa porte. En dépit de son charme et de son caractère jovial et taquin, Andrew Liam Kincaid était un mâle dominant. Il avait de la fierté à revendre, et cette fierté lui interdirait de faire de nouvelles avances à Indigo alors qu’elle avait ouvertement – et en public – choisi un autre homme.

Il ne lui offrirait plus de fossiles, ne la soudoierait plus avec des gâteaux, ne l’embrasserait plus par surprise, ne la défierait plus. Il n’y aurait plus de Drew. Les pierres dans le ventre d’Indigo se changèrent en blocs de glace, et prenant la décision de suivre son odeur qui se dissipait, elle fit un pas en direction de la tanière.

— C’était extra ! (Un membre de la meute la gratifia d’une tape dans le dos.) Je savais que tu étais rapide, mais tu t’es surpassée.

Elle n’avait aucun moyen de s’éclipser discrètement avec le monde autour d’elle… et elle ignorait ce qu’elle dirait à Drew si elle le rattrapait. Sa décision était la bonne. Forcément.



L'extrait :
— Quoi ? Riaz est nul au lit ? lâcha-t-il sèchement.

— C’est une proposition ? demanda-t-elle d’une voix mielleuse avant d’enserrer son érection puissante entre ses cuisses.

Cette sensation… L’estomac d’Indigo se noua et sa peau s’embrasa sous l’effet d’une chaleur soudaine qui n’était nullement due au feu à sa gauche.

Drew avait l’air furieux lorsqu’il répondit.

— Vu que je n’ai aucune intention d’être ton lot de consolation, non, ce n’est pas une proposition.

Indigo décroisa les bras et se pencha pour appuyer les paumes de chaque côté de sa tête. Drew se laissa retomber sur le dos et referma les mains sur ses hanches.

— Qu’est-ce que tu fabriques ? siffla-t-il entre ses dents.

Malgré l’épaisseur de tissu, Indigo eut l’impression que Drew marquait sa peau au fer rouge.

— J’essaie de comprendre ce qui m’a pris de venir jusqu’ici pour qu’on me maltraite.

Il crispa les doigts.

— Ouais, qu’est-ce qui t’a pris ?

— Peut-être que je voulais faire ça. (Elle mordit vivement sa lèvre inférieure pleine.) Et ça.

Elle suçota sa lèvre supérieure, puis la relâcha en y prenant un lent plaisir.

— Et ça aussi.

Glissant les doigts dans ses cheveux humides, elle inséra la langue dans sa bouche avec une audace sans retenue.

Elle frissonna lorsqu’un grondement fit vibrer la poitrine de Drew.

— C’était bon, ça, dit-elle en interrompant leur baiser pour reprendre son souffle. Recommence quand je serai nue.

Il fit courir ses mains le long de ses cuisses, puis les referma sur ses fesses nues.

— Qu’est-ce que tu fais, Indigo ?

Pour toute réponse, elle se remit à l’embrasser et retira une main du sac de couchage pour lui caresser la joue. Sa barbe naissante était rêche contre sa paume, et elle eut envie de la même sensation à des endroits plus doux et bien plus délicats de sa peau. Elle resserra les cuisses sur lui, suscitant une réaction immédiate.

Drew malaxa ses fesses, puis descendit plus bas et se mit à titiller la peau très sensible à l’intérieur de ses cuisses, juste assez pour lui arracher un cri étouffé… avant de replacer les mains là où elles étaient au début.

— C’est de la provocation.

Mettant fin à leur baiser, elle le regarda. Ce qu’elle vit lui fit enfouir le visage dans son cou et elle déplia les jambes pour s’allonger sur lui, les mains toujours posées sur sa peau nue. L’érection de Drew pressait contre sa cuisse tandis que son torse se soulevait à un rythme saccadé.

Le souffle d’Indigo n’était guère plus régulier que le sien, mais elle se passa la langue sur les lèvres et essaya de parler.

— Ce n’est pas un jeu, laissa-t-elle échapper tout bas d’une voix rauque.

Mais Drew était un loup et il avait l’ouïe fine d’un prédateur. Il l’étendit sur le dos d’une main possessive puis se dressa sur un coude au-dessus d’elle. Ses cheveux humides qu’elle avait ébouriffés retombaient sur son front, lui donnant l’air encore plus jeune qu’il l’était.

Pourtant, l’éclat que le feu jetait sur ses yeux révélait tout autre chose. Il y avait des ombres dans son regard, des échos de douleur et de chagrin, de deuil et d’espoir. Ce loup avait vécu, s’était battu et avait versé du sang pour la meute, et Indigo n’avait aucun droit de le dévaloriser simplement parce qu’elle avait quatre ans de plus que lui.

— Pas de jeu, répéta-t-elle, osant tendre la main pour écarter les cheveux de son front.

— Et après ? demanda-t-il.

Il la laissa le toucher tandis qu’il la maintenait clouée au sol d’une jambe appuyée sur la sienne, mais il restait froid et distant, différent du Drew qu’elle connaissait.

Elle fit courir ses doigts sur sa joue et le long de sa mâchoire, caressa son épaule chaude et douce. Elle serra les cuisses, une réaction sensuelle et muette lorsque les muscles de Drew se contractèrent à son contact.

— Je suis prête à essayer.

— Ça ne suffit pas, assena-t-il sur un ton dur, la mâchoire crispée.

À ce défi qu’il lui lançait, sa louve se mit à gronder. Drew soutint son regard, imperturbable et déterminé.

— Je veux essayer, dit-elle en voyant qu’il refusait de lâcher prise. Je te veux. Mais je ne sais pas si ma louve acceptera ce que tu veux de moi.

Car elle continuait à douter de cet homme qui ne répondait tout simplement pas aux critères qu’elle avait définis pour son futur compagnon, et ce malgré l’attrait qu’il exerçait tant sur la femme que sur la louve.

— Je ne veux pas te faire souffrir.

Elle omit d’ajouter qu’elle était terrifiée à l’idée que Drew la fasse souffrir aussi, qu’il soit incapable de l’accepter pour ce qu’elle était. Elle ne voulait pas trahir cette vulnérabilité, mais il y avait tout de même une chose qu’elle devait dire.

— Je ne veux pas faire de promesses que je ne serai peut-être pas capable de tenir.

Drew leva une main pour prendre celle qu’elle avait mise sur son épaule et déposa un baiser au creux de sa paume. Le cœur d’Indigo se serra brusquement dans sa poitrine, et elle aurait paniqué s’il n’avait pas bougé la jambe à ce moment-là. Quand son jean frotta contre ses cuisses, elle siffla entre ses dents.

— Drew !

Pas de sourire, mais il lâcha la main d’Indigo et plaça la sienne sur sa cage thoracique, juste sous la courbe de ses seins.

— Inutile de t’inquiéter pour moi, dit-il, brisant le silence pesant. Mais il faut que tu sois sûre de toi, Indigo. (Alors qu’elle ouvrait la bouche pour répondre, il posa un doigt sur ses lèvres et la réduisit au silence.) Je t’ai laissée partir avec Riaz parce que je pensais qu’il te rendait heureuse.

Oh, songea-t-elle alors qu’il poursuivait sur un ton impitoyable qui ne lui ressemblait pas.

— Je n’aurai pas la noblesse de m’éclipser une seconde fois si tu préfères choisir un autre homme. Je me battrai jusqu’au bout sans me soucier des conséquences. Je l’affronterai et verserai son sang s’il le faut.