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lundi 30 juin 2014

Les Demoiselles de Spindle Cove Tome 2 : Une semaine de folie de Tessa Dare




 Minerva Highwood, une vieille fille déterminée à le rester, a besoin de quitter Spindle Cove et de se rendre en Écosse.  Colin Sandhurst, Lord Payne, un débauché de premier ordre, a besoin d'être... quelque part, sauf à Spindle Cove.













(Trad BdP) 
Minerva Highwood, une vieille fille déterminée à le rester, a besoin de quitter Spindle Cove et de se rendre en Écosse.

Colin Sandhurst, Lord Payne, un débauché de premier ordre, a besoin d'être... quelque part, sauf à Spindle Cove.

Ces partenaires invraisemblables ont une semaine pour :
- simuler une fuite amoureuse
- convaincre famille et amis qu'ils sont bel et bien "amoureux"
- distancer des voleurs armés
- survivre à leurs pires cauchemars
- voyager quatre cent miles sans s'entretuer

Tout cela tout en partageant une petite voiture durant le jour et un lit encore plus petit durant la nuit.

Ils n'ont pas de temps à accorder à leur attirance grandissante. Encore moins à cette folle passion. Et le ciel les empêche de passer ces précieuses heures à dévoiler leurs coeurs et leurs âmes !

Soudain, une semaine semble être un temps suffisant pour trouver une montagne d'ennuis. Et peur-être... oui peut-être... l'amour.



 
L'avis :
J'aime beaucoup Tessa Dare. Je n'ai jamais été déçue après avoir lu un de ses livres. Certes certains sont meilleurs que d'autres mais au final, j'ai toujours passé un bon moment de lecture avec tous.

Minerva est une jeune femme introvertie toute dévouée à la science qui va voir le bellâtre de ses dames en lui demandant de la compromettre, histoire qu'il ne le fasse avec la plus jeune de ses sœurs.

Vous n'avez pas tout compris et bien moi non plus. Le point de départ est vraiment très artificiel mais bon - on lui pardonne car c'est vraiment très bien écrit.

Payne est traumatisé par la mort de ses parents et c'est ce qui l'a poussé à devenir un à homme à femmes. Oui je sais, ça aussi ça m'a surpris. Mais bon là encore on pardonne à Mme Dare.

Il n'en reste que l'auteure a un vrai talent pour brosser la personnalité de ses personnages et ceux-ci deviennent très rapidement attachants si bien que même lorsque l'on voit les facilités narratives, on passe un très moment et on a hâte de lire la suite de cette série.





L'extrait :
Il lui agrippa soudain le poignet pour lui immobiliser la main.

— Je ne peux plus attendre, dit-il d'une voix étranglée.

— Alors viens, souffla-t-elle avec hardiesse en s'étirant voluptueusement.

Sans perdre de temps, il se positionna entre ses jambes qu'il lui écarta largement, puis il frotta sa virilité contre son intimité avec une adresse consommée, l’étourdissant de plaisir. Quand il s'immobilisa enfin à l'orée de son sexe, elle était folle d'excitation, impatiente qu'il plonge en elle.

— Tu es tout humide, grogna-t-il en la pénétrant lentement. Tout humide et tellement étroite.

Elle ne put retenir un cri de douleur. Les yeux écarquillés, elle se mit à haleter.

Mon Dieu, c'était fait ! Il était en elle. Ils faisaient l'amour.

C'était... merveilleux et terrible à la fois. Un flot de sensations et d'émotions... Son cœur se gonfla d'une tendresse poignante.

Mais entre ses cuisses... c'était atrocement douloureux.

« Colin sait ce qu'il fait », se dit-elle. Elle allait bientôt éprouver de délicieuses sensations.

Il se retira un peu, puis revint à l'assaut, s'enfonçant plus profondément cette fois. Elle avait l'impression d'être écartelée. La douleur allait croissant, elle ne croyait pas pouvoir le prendre davantage en elle. Elle était au bord de le supplier d'arrêter.

— Est-ce que tu peux... haleta-t-elle. Attendre. Un instant.

Lâchant un juron, il appuya le front contre son épaule.

— Seigneur, je déteste te faire mal.

Il leva la tête.

— Je suis tellement désolé. Je me rachèterai, je te le promets. Je ne sais pas comment, mais... je me rachèterai.

— Contente-toi de me donner du plaisir.

Elle eut un pâle sourire.

— Tu sais faire cela ?

— Je crois pouvoir y arriver, répondit-il avec un demi-sourire arrogant.

Lui accordant le répit qu'elle avait demandé, il prit l'un de ses seins en coupe et se mit à en sucer la pointe avec ardeur, lui arrachant un frisson de délice. Puis il se concentra sur l'autre sein, et la brûlure entre ses cuisses commença à s'apaiser. Ses muscles intimes se détendirent et le petit bourgeon niché entre les replis de son sexe se mit à palpiter. D'instinct, Minerva ondula des hanches, cherchant la friction, mais ce faisant, elle prit Colin plus profondément en elle.

Elle retint un cri, surprise par le plaisir violent qui la transperça. Colin gémit contre son sein.

Elle tenta de retrouver la sensation en se tortillant contre lui, encore et encore. Et il s'enfonçait à chaque mouvement, et son bassin venait à la rencontre de celui de Minerva, la transportant vers de nouvelles cimes.

— C'est bien, mon ange, chuchota-t-il en donnant un coup de reins.

Il glissa la main sous ses fesses, la souleva et plongea de nouveau en elle

— C'est mieux à présent, n'est-ce pas ?

— Oui, murmura-t-elle.

Il accéléra le rythme.

— Oui, répéta-t-elle en s'accrochant à ses épaules. Oh, Colin, c'est tellement bon !

Le visage au creux de son cou, il marmonna quelque chose qui ressemblait à « merci, mon Dieu ». Il plongea et replongea en elle à un rythme soutenu, atteignit des zones dont elle ignorait l'existence. Et pourtant, cela ne suffisait pas, elle en voulait encore davantage. Quand il fut en elle jusqu'à la garde, il s'immobilisa.

Son regard était brillant d'émotion.

— Je voulais que cela arrive, Minerva. Depuis plus longtemps que tu ne le sauras jamais.

— Moi aussi, souffla-t-elle en lui touchant la joue.

Il l'embrassa tendrement, et reprit son va-et-vient. Elle se cambra, l'accueillant en elle avec bonheur. Elle enroula les jambes autour de ses hanches, et chaque coup de boutoir lui arrachait un sanglot de joie. Elle enfonça les ongles dans la chair de son dos.

« N'arrête pas, le supplia-t-elle en silence. S'il te plaît, n'arrête jamais. »

Elle chevauchait la vague de plaisir qui gonflait, gonflait, puis se brisa brutalement. Colin l'étreignit avec force sans cesser d'aller et venir tandis qu'elle s'élançait vers le ciel, emportée dans la spirale de la jouissance.

Se hissant sur les bras, Colin la pénétra selon un angle différent à un rythme accru. Minerva adorait sentir le désir lui nouer les muscles. Adorait le prendre en elle profondément, à un rythme frénétique. Comme si, à force de se précipiter l'un contre l'autre, ils allaient se fondre l'un dans l'autre, ne plus faire qu'un.

Ils pouvaient bel et bien ne plus faire qu'un s'ils n'y prenaient garde.

— Colin, haleta-t-elle, tu dois faire attention.

— Je sais, je sais. Tu es juste...

Il poussa un grognement de plaisir.

— Si merveilleuse, si parfaite, si... si... si...

Il se retira en laissant échapper un cri rauque et s'effondra en tremblant dans ses bras tandis que sa semence giclait sur son ventre.

Alors qu'il luttait pour reprendre son souffle, elle lui caressa le dos. Il était tellement silencieux. C'était Colin qu'elle tenait entre ses bras et il n'étaitjamais silencieux. Comme il reposait sur elle de tout son poids, muet, elle commença à s'inquiéter. S'était-elle... comportée comme il fallait ? Peut-être n'en avait-elle pas fait assez, ou peut-être en avait-elle fait trop. Peut-être s'attendait-il à davantage de hardiesse de sa part, plus de bruit ou ... une attitude différente.

Elle était sur le point de s'excuser et de le supplier de lui donner une autre chance, quand il bascula sur le côté.

— Minerva, c'était incroyable, articula-t-il. C'était bon à un point inimaginable...

Des larmes de soulagement et de bonheur lui picotèrent les yeux.

Il roula sur le dos et posa la tête sur son bras.

— Je ne devrais sans doute pas te le dire, mais, en cet instant, tu pourrais me demander n'importe quoi - absolument n'importe quoi - , je te le donnerais.

— Vraiment ?

Elle pouffa.

— Que pourrais-je souhaiter ? De l'or, de l'argent, des perles, des rubis... ?

— Oui. Oui, oui, et encore oui.

— La lune.

— Elle est à toi. J'irai te la décrocher dès que j'aurai récupéré des forces. Avec quelques étoiles en plus, si tu le souhaites.

Elle se pelotonna contre lui.

— Ne te donne pas cette peine. Je ne vois pas ce qui pourrait rendre cet instant plus merveilleux qu'il ne l'est déjà.

C'était un mensonge. Il y avait une chose qu'elle aurait aimé oser lui demander. Une seule.

Aime-moi.

Aime-moi et laisse-moi t'aimer.

Les mots lui brûlaient la langue, mais elle n'osa pas les prononcer. Quelle couarde elle était. Elle était capable de frapper à sa porte à minuit et d'exiger d'être respectée en tant qu'individu. Elle était capable de traverser le pays dans l'espoir d'être reconnue en tant que scientifique. Mais elle n'avait toujours pas trouvé le courage de demander ce qu'elle désirait le plus.

Être aimée pour elle-même.

L'extrait :
Ils se regardèrent dans le miroir.

— Je suis tombée amoureuse de toi, fit-elle d'un ton de tranquille résignation. Si j'apparais changée, je ne peux que supposer que c'est pour cette raison.

Elle observa prudemment sa réaction. Son beau visage se figea. Un masque. Éternellement beau et dépourvu d'émotion.

Puis, enfin... l'ébauche d'un sourire espiègle.

— Oh, Minerva...

— Arrête.

Elle se redressa, mettant de la distance entre eux. Elle savait qu'il allait faire quelque remarque taquine pour dissiper la tension. Oh, Minerva, ne t'en fais pas ! Tu t'en remettras. Ou encore, oh, Minerva, pense à ce pauvre sir Alisdair !

— N'y songe même pas, l'avertit-elle.

Elle pivota vers lui.

— Ne te risque pas à plaisanter. Ce que je viens de t'avouer m'a demandé beaucoup de courage. Tu n'as pas à me répondre, mais je veux que tu aies le cran de l'accepter. Je ne tolérerai pas que tu prennes mes sentiments à la légère, ou les tiens - comme si tu n'en étais pas digne. Parce que tu en es digne, Colin. Tu es un être généreux avec un cœur d'or et tu mérites d'être aimé. Profondément, sincèrement, bel et bien, et fréquemment.

Il semblait complètement abasourdi. Oui, bon, à quoi s'attendait-il après lui avoir donné un tel pouvoir ? Il ne pouvait comparer une femme à une superbe mousson torrentielle, puis s'étonner d'être mouillé.

— Tu es trop téméraire, fit-elle en lui touchant furtivement la joue. Tu devrais réfléchir davantage avant de faire de tels compliments.

— Apparemment.

Elle soupira et lissa les revers de son manteau.

— Je sais que tu t'es mis en tête de célébrer notre mariage en Ecosse. Pour satisfaire ton sens de l'honneur, je suppose. Je profite de cet élan momentané de courage que tu m'as insufflé pour te dire que je ne t'épouserai pas pour satisfaire l'honneur.

— Non ?

— Non.

Si difficile que ce fût, elle se força à soutenir son regard.

— Je ne t'épouserai que si tu m'aimes et si tu me permets de t'aimer.


L'extrait :
 — Bien sûr que si. C'est grotesque. Risible. L'idée que vous puissiez me vouloir et que je puisse vous éconduire ? Je suis quelconque. J'ai toujours le nez dans les livres. Je suis distraite, gauche. Désespérante. Jamais au grand jamais personne ne le croirait.
Sa voix s'était brisée sur les derniers mots. Elle se pencha pour enfiler ses bottines, se leva et voulut se saisir de sa pèlerine.
Il se leva à son tour et tendit le bras pour s'emparer de sa main. Elle la retira, mais pas suffisamment vite. Ses doigts se refermèrent sur son poignet.
— Ils le croiraient, dit-il. Je saurais le leur faire croire.
— Vous êtes un épouvantable moqueur. Vous n'arrivez même pas à vous souvenir de mon prénom.
— Minerva, répliqua-t-il en resserrant son étreinte comme elle tentait de se libérer.
Elle se figea. Elle avait du mal à respirer, comme si elle luttait pour se frayer un chemin dans la neige.
— Écoutez-moi, poursuivit-il d'une voix douce. Je saurais le leur faire croire. Je ne le ferai pas parce que je pense que votre idée est extraordinairement mauvaise. Mais je le pourrais si je le décidais. Je pourrais convaincre tout Spindle Cove - toute l'Angleterre, même - que je suis complètement entiché de vous.
— Je vous en prie, renifla-t-elle.
— Non, vraiment, assura-t-il avec un sourire. Je commencerais par vous observer sans que vous en ayez conscience. Je vous jetterais des coups d'œil furtifs quand vous seriez plongée dans vos pensées ou penchée sur un livre, admirant la manière dont vos cheveux indisciplinés arrivent toujours à échapper aux épingles et tombent en cascade dans votre cou.
De sa main libre, il s'empara d'une mèche humide et la remit en place derrière l'oreille de Minerva. Puis il lui effleura la joue.
— Buvant des yeux l'éclat rosé de votre peau là où le soleil l'a caressée. Et ces lèvres. Bon sang, je crois que je ne pourrais pas m'empêcher de développer une profonde fascination pour vos lèvres.
Son pouce demeura à quelques centimètres de sa bouche, hésitant. Elle rêvait qu'il la touche, puis trouva la sensation intolérable. Ce... désir qu'elle ne désirait pas.
— Cela ne prendrait pas longtemps. Bientôt, tout le monde remarquerait mon manège, croirait en mon attirance pour vous.
— Voilà des mois que vous me taquinez impitoyablement. Personne ne risque de l'oublier.
— Ah, mais ce serait une preuve de plus de ma passion ! Vous ne le savez pas ? Un homme peut courtiser une dame avec indifférence, voire dédain. Mais il ne la taquine jamais s'il n'a pas un penchant pour elle.
— Je ne vous crois pas.
— Vous le devriez. Les autres le croiraient.
Il posa les mains sur ses épaules et la détailla, depuis ses bottines jusqu'à ses cheveux défaits.
— Je pourrais leur faire croire à tous que je me consume pour cette enchanteresse aux cheveux de jais et aux lèvres sensuelles. Que j'admire son attachement féroce à ses sœurs, son courage et son ingéniosité. Que la passion qui brûle en elle, et dont j'ai entraperçu des signes lorsqu'elle s'aventure hors de sa coquille, me rend fou.
Il prit son visage entre ses mains, plongea ses yeux dans les siens.
— Que je vois en elle une beauté rare, sauvage, qui est passée inaperçue, je ne sais comment. Et que je la veux. Désespérément. Tout à moi. Oh, je pourrais leur faire croire tout cela !
Minerva était comme ensorcelée par ses paroles. Elle était incapable de bouger ou de parler.
« Ce n'est pas réel, se répétait-elle. Ces mots ne veulent rien dire. »
Sa caresse, en revanche, était bien réelle. Réelle, chaude et tendre. Et elle pourrait prendre trop d'importance si elle s'y abandonnait. La prudence lui dictait de s'écarter.
Au lieu de quoi, elle posa une main légère, tremblante sur son épaule. Idiote de main. Idiots de doigts.
— Si je le souhaitais, murmura-t-il, l'attirant plus près et l'obligeant à lever la tête d'un doigt glissé sous le menton, je pourrais convaincre tout le monde que la véritable raison de mon séjour prolongé à Spindle Cove n'a rien à voir avec mon cousin ou mes finances.
Sa voix se fit rauque.
— Que c'est vous, tout simplement, Minerva.
Il lui caressa la joue avec une telle douceur qu'elle en eut la gorge nouée.
— Que ça l'a toujours été.
Son cœur s'était mis à battre si fort que le sang lui rugissait aux tympans. Un grondement sourd à travers lequel un bruit lui parvint soudain.
Un rire. Un rire de femme. Venant d'en haut, s'écoulant telle une cascade d'eau glacée.
Oh, non !
— Nom de Dieu.
Le vicomte leva les yeux.
Minerva suivit son regard. Derrière les draperies qui masquaient le lit, la femme rit de nouveau. Se moquant d'elle.
Seigneur, comment avait-elle pu faire preuve d'une telle stupidité ? Bien sûr qu'il n'était pas seul. Il le lui avait plus ou moins dit. Il avait mis un temps fou à ouvrir la porte, mais il ne dormait pas. Il avait d'abord pris le temps de...
Mettre un pantalon.
Oh non, non, non !
Depuis le début. La femme qui était là-haut avait tout écouté depuis le début.
Minerva chercha à tâtons sa pèlerine et la jeta sur ses épaules en tremblant. La chaleur du feu lui semblait suffocante, tout à coup. Il fallait qu'elle sorte. Elle allait se sentir mal.
— Attendez, dit lord Payne en la suivant jusqu'à la porte. Ce n'est pas ce que vous pensez.
Elle lui adressa un regard glacial.
— Bon, c'est essentiellement ce que vous pensez. Mais je vous jure que j'avais oublié qu'elle était là.
Minerva cessa un instant de lutter avec la poignée.
— Et je suis censée avoir une meilleure opinion de vous en apprenant cela ?
— Non.
Il poussa un soupir.
— Vous êtes censée avoir une meilleure opinion de vous-même.
Stupéfiant, comme, avec cette simple remarque, il avait réussi à ce qu'elle se sente dix fois plus humiliée.
— Je vois. Normalement, vous réservez les compliments hypocrites à vos maîtresses. Mais vous avez voulu faire œuvre charitable.